L’alphabétisation en chiffres

Quelques repères pour appréhender l’évolution du taux d’alphabétisation au Maroc et dans les douars des tribus jbalas et rifaines.

  • Ratification de la Convention des Droits des Enfants  (CDE) de l’ Unicef en 1993
  • Taux d’analphabétisme 40% en 2001 mais 83% des femmes rurales étaient analphabètes et près de 30% des filles rurales âgées de 6 à 11 ans n’allaient pas à l’école1.
  • Depuis 2003,  la scolarité est devenue obligatoire pour tous les enfants.
  • Taux de scolarisation au Maroc: 92 % en cycle primaire pour l’année 2003/2004 et presque 100% en 2013.
  • Baisse du taux d’abandon scolaire, passé de 4,6% en 2007-2008 à 3,6% en 2011-2012.
  • Travail des enfants en forte régression: 9,7% de l’ensemble des enfants âgés de 7 à 15 ans en 1999 à 2,5% en 2011. (4)

Mais l’évolution de ces marqueurs de scolarisation ne reflète pas la situation des jeunes filles des montagnes du Rif. Ces taux restent  contrastés, manque de moyens financiers, fracture entre les sexes, sous-scolarisation des filles qui souvent à la campagne « quittent l’école avant l’achèvement de l’enseignement obligatoire ».

L’analphabétisme féminin est de plus de 80% dans les zones rurales. Quand aux femmes du Rif, plus âgées la question de l’école ne se posait quasiment pas.

Notre constat est conforté par l’UNICEF.

Dans son dernier rapport, le Fonds des Nations unies pour l’enfance a mis en avant l’importance du respect du principe de l’équité pour favoriser l’accélération de la réalisation des droits des enfants au Maroc sans distinction de sexe, de milieu de résidence ou de catégorie socio-économique.

L’Unicef souligne que les moyennes nationales de plusieurs secteurs (santé, éducation…) représentent des taux en décalage avec les moyennes régionales.

Que des disparités existent entre les filles et les garçons, entre le milieu rural et le milieu urbain. Les enfants en milieu rural ont notamment “27,7 fois plus de risques d’être sévèrement privés d’eau et 23,6 fois de l’assainissement » que les enfants vivant dans les villes.

Et principalement entre les 20% plus riches (qui disposent de 48% du revenu national) et les 40% plus pauvres (17%).

Nos sessions d’alphabétisation veulent justement toucher les filles et femmes, souvent pauvres des douars montagnards dans lesquels nous nous rendons.

Sources : 

1 – Etude menée en 2000-2001 par l’Unicef et la Direction des affaires sociales marocaine.

2 –  Extrait du Rapport général,  « 50 ans de développement humain et perspectives pour 2025 » Royaume du Maroc

3 – Rapport UNICEF 2011/2012

4 – dernière enquête du HCP 2012.

5-  juillet 2011 Colloque international PATRIMOINE CULTUREL DU RIF : quelle muséographie