BENI MERAZ

Tribu : BENI MERAZ

Potières : Aïcha et Fatma

 

Cuisson : Une

Four : Excavation dans le sol

Combustible : Galettes de bouse séchée, bois, résidus de pression des olives…

Engobe : Jamais

Décoration : Pièces polies au galet à l’aide d’une solution d’eau et de terre avant la cuisson. Cette technique romaine de la terre sigillée confère à la terre brute un aspect brillant après cuisson.

 

Colorants des motifs : Végétaux. Drow, 

feuilles du lentisque broyées.

De couleur vert clair avant cuisson, le colorant vire au brun sombre ou noir profond après cuisson.

Pièces traditionnelles :

Taille :     S/M/L/XL et XXXL

Type :      Assiettes, plats, plats à pétrir, gobelets, cendriers, cruches à eau, jarres à col large ou étroit, vases à traire, barattes, lampes à huile, enfumoirs, braseros, pots de tailles assorties…

 

Ici, les femmes décorent les pièces de fins motifs géométriques, lignes, points, croisillons sont disposés de manière à faire ressortir les courbes des pièces souvent rondes.

Dans cette région (entre Fès et Meknès) la poterie est traditionnellement citadine, masculine et montée au tour. Pourtant la poterie rurale féminine persiste ici dans les montagnes du Zheroun.

Jadis, une partie des membres de la tribu des Beni Ouriaghel, originaires de la région de Al Hocéima, ont migrés dans le Zerhoun, s’y sont installés suite à des luttes tribales desquelles ils sont sortis vaincus.

Ils emportent alors leur technique jusqu’aux contreforts sud ouest du Rif où les femmes perpétuent et reproduisent les formes typiques de leur région d’origine, formes inscrites dans la mémoire collective mais dont les femmes ont perdu le sens.

L’exemple des hallabs , vases à bec d’oiseau est assez parlant. La forme reste celle traditionnelle des Beni Ouriaghel, seuls les motifs diffèrent.

Les barattes ont la morphologie de leur région d’origine et sont très différentes de celles fabriquées par leurs voisines, les Beni Amar  (5 km séparent les deux douars).

Ruines de Volubilis